Mardi 12 mars, à 17 heures, un rassemblement public à la bougie sera orchestré devant la mosquée. A 18h45, heure de l'incendie, les cloches de l'église voisine retentiront. S'en suivra l'appel à la prière et des festivités religieuses de clôture en comité restreint.
Vendredi 15 mars, un don du sang sera organisé avec la Croix-Rouge à la mosquée. "Nous avons accepté le sang de notre Imam pour la paix sociale. En son nom, nous voulons acter d'un engagement citoyen qui peut sauver des vies", explique M. M'Rabet.
Samedi 16 mars, une cérémonie aura également lieu, à 14 heures, salle Prenses, au 7 du boulevard Internationale, à Anderlecht. Sous l'intitulé "la voie du pardon et la parole de bonté", les responsables de la mosquée défendront l'unité et la sécurité pour tous.
D'après Kamal M'Rabet, si la communauté s'inquiète que l'enquête n'ait pas identifié de commanditaire, elle est satisfaite qu'un chef d'accusation pour terrorisme ait été cité à l'encontre de l'incendiaire Rachid El Boukhari : "L'instruction s'est terminée fin décembre et l'affaire ira devant les assises. Mais, il est également important d'agir pour empêcher les discours extrémistes et de haine visant la minorité chiite en Belgique."
Le 12 mars 2012, Rachid El Boukhari avait mis le feu à la mosquée Rida, au moment de la prière du soir. Une dizaine de croyants avaient pu maîtriser l'incendiaire et fuir la mosquée, mais l'imam Abdullah Dahdouh, âgé de 46 ans, avait, lui, été étouffé par la fumée.
Source: 7sur7